205 000 immigrés en Languedoc-Roussillon

En 1999, la France métropolitaine compte 4,3 millions d'immigrés, dont 205 000 résident en Languedoc-Roussillon. Malgré sa faible population, la région se positionne ainsi au 4ème rang après l'Ile de France (1,6 million), Rhône-Alpes (473 000) et Provence-Alpes-Côte-d'Azur (430 000).

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9 % de la population régionale

Les 205 000 immigrés habitant en Languedoc-Roussillon constituent environ 9 % de la population régionale, proportion un peu plus élevée que la moyenne française (7,4 %) (voir le graphique).

Rapportées à la population des régions d'accueil, les plus fortes proportions d'immigrés s'observent en Ile-de-France, sur la façade méditerranéenne, à l'est et au nord de la France. Ainsi, à l'exception de la région parisienne, les régions frontalières sont celles accueillant le plus de population immigrée. De ce point de vue, la région se situe au 4 ème rang des régions françaises, derrière l'Ile-de-France, la Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Parmi les départements de la région, les Pyrénées-Orientales arrivent en tête avec 11,3 immigrés pour 100 habitants. L'Hérault, le Gard et l'Aude forment un groupe homogène avec des parts allant de 8,5 à 8,8 immigrés pour 100 habitants. A l'opposé, la proportion d'immigrés enregistrée en Lozère est deux à trois fois moindre (voir carte).

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Des immigrés plus souvent devenus français

Dans la région, 45 % des immigrés ont acquis la nationalité française. Cette proportion est plus élevée qu'au niveau national où, en moyenne, 36 % des immigrés sont devenus français. Cette différence est liée au fait que la région compte davantage d'immigrés installés depuis longtemps. Il faut, en effet, résider depuis au moins cinq ans en France pour demander la nationalité française. En outre, on peut supposer que l'intégration et le désir de d'acquérir la nationalité d'un pays d'accueil, augmente très certainement avec la durée de présence dans ce pays.

Les populations immigrées les plus concernées par l'acquisition de la nationalité française sont originaires d'Italie ou d'Espagne d'une part, et d'un des pays d'Asie du Sud-Est, anciennement colonies françaises, d'autre part.

A contrario, les immigrés issus de courants migratoires plus récents sont proportionnellement plus nombreux à garder leur nationalité d'origine. En Languedoc-Roussillon, c'est en particulier le cas pour les personnes venues d'Europe du Nord, du Maroc ou de Turquie.

En Languedoc-Roussillon, on compte 4 immigrés ayant adopté la nationalité française pour 100 habitants de la région. La région se situe alors au 3 ème rang des régions françaises derrière l'Ile de France et Provence-Alpes-Côte d'Azur (voir le graphique).

Parallèlement, on dénombre 5 immigrés restés étrangers pour 100 habitants languedociens. Selon ce critère, la région au 6 ème rang du classement des régions françaises, l'Ile de France et la Corse occupant les deux premiers rangs avec, respectivement, 10 et 8 immigrés restés étrangers pour 100 habitants (voir le graphique).

Dans le classement des départements selon la part, dans la population du département, des immigrés devenus français, les Pyrénées-Orientales occupent la 2 ème place, après la Seine-St-Denis (voir cartes).

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Vers un nouveau système d'information sur l'immigration

Les données sur l'immigration présentées dans cet Atlas sont issues des recensements de la population, effectués par l'Insee depuis 1968. Jusqu'alors, le recensement de population était ponctuel et ne pouvait être utilisé que pour une connaissance de l'effectif total de la population immigré, c'est à dire du stock de population immigrée présente sur le territoire. Il ne renseigne en rien sur les flux annuels d'entrée des immigrés dans une région donnée.
Le nouveau recensement de la population, effectué chaque année par tranche de population, fournira ses premières statistiques en 2009. A partir de cette date, il fournira chaque année l'effectif de la population immigrée, ainsi que l'effectif des personnes arrivées l'année précédente. Par comparaison avec l'effectif mesuré un an avant, il sera donc possible d'estimer un nombre de sorties.

Certains flux de population sont connus. il s'agit des flux d'entrées sur le territoire national de certains immigrés hors communauté européenne. En effet, l'OMI (Office des Migrations Internationales) comptabilise les entrées de certains immigrés hors de la visite médicale obligatoire avant la délivrance d'un titre de séjour. L'Office ne comptabilise ni les ressortissants de l'Union européenne, ni les étrangers malades, qui ne passent pas de visites médicales, ni les demadeurs d'asile.
En 2003, en France, le nombre d'entrées de nouveaux immigrés non eurupéens pour un séjour de plus d'un an a atteint 126 687 personnes(source OMI). Ce nombre a augmenté de + 8,7% par rapport à 2002. La grande majorité (102 000) étant venus au titre de rapprochement familial. Mais la mesure exacte des flux d'entrées migratoires en France reste difficile à cause de la multiplicité des sources.

C'est pourquoi le 2 juillet 2004, le ministère de la Cohésion sociale et le Haut conseil à l'immigration ont installé l'Observatoire des statistiques de l'immigration et de l'intégration, qui s'inscrit dans la refonte de la politique d'intégration républicaine entreprise par le gouvernement.
Cet observatoire des statistiques a deux missions

Par ailleurs, la Commission européenne a signé le 4 mars 2004 un contrat avec l'institut Universitaire Européen de Florence afin d'analyser les flux de migration autour de la mer Méditerrannée, dans la cadre du troisième volet du programme régional MEDA ( programme de coopération pour le partenariat euro méditerranéen).

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