Les immigrés plus souvent locataires que l'ensemble de la population

Une fois sur deux, en Languedoc-Roussillon, les immigrés sont locataires de leur logement (52 %). Dans l'ensemble de la population régionale, la proportion est plus faible : 40 % vivent dans un habitat locatif.

haut de page Retour haut de page

Plus souvent locataires lorsqu'ils sont d'immigration récente

Le statut d'occupation du logement des immigrés devenus français est très proche de celui de l'ensemble de la population régionale : ils sont propriétaires dans 64 % des cas. Par contre, les immigrés restés étrangers, d'immigration plus récente, ont accédé à la propriété deux fois moins souvent.

De fait, selon le pays d'origine, la situation est très contrastée. Les immigrés d'origine européenne sont beaucoup plus souvent propriétaires de leur logement (64 %), notamment ceux d'immigration ancienne (Espagne ou Italie).

A l'inverse, les immigrés originaires d'Afrique sont plus souvent locataires : seulement 25 % d'entre eux sont propriétaires de leur logement. Parmi eux, les immigrés originaires du Maroc sont ceux qui sont le moins souvent propriétaires de leur logement (dans 20 % des cas seulement), devant les immigrés venus des autres pays d'Afrique (28 %) et d'Algérie (32 %) (voir le tableau).

haut de page Retour haut de page

La vie en HLM est loin d'être le modèle dominant

Qu'ils aient gardé leur nationalité ou pas, les immigrés vivant dans un logement sont moins souvent locataires d'une habitation à loyer modéré (HLM) que d'un logement dans le secteur privé (respectivement 18 % contre 28 %). Pourtant, ils sont plus souvent locataires d'un HLM que l'ensemble de la population régionale (10 % seulement). Là encore, les différences selon la nationalité d'origine sont marquées : plus du tiers des immigrés d'origine algérienne ou marocaine vivent en HLM, contre 10 % à peine pour les immigrés originaires d'Espagne ou du Portugal.

Plus généralement, 22 % des immigrés restés étrangers habitent un logement HLM, contre 14 % pour ceux qui ont acquis la nationalité française.

haut de page Retour haut de page

Plus de la moitié des immigrés vit en maison individuelle

Bien que la vie en maison individuelle (louée ou achetée) soit le modèle dominant pour les immigrés, elle est moins courante que pour l'ensemble de la population régionale (55 % contre 68 %).

Dans le type de logement occupé, on retrouve là encore la distinction entre immigrés ayant acquis la nationalité française et ceux qui sont restés étrangers. En effet, deux immigrés devenus français sur trois vivent dans une maison individuelle, soit une proportion proche de celle de l'ensemble de la population de la région, contre moins d'un sur deux pour les immigrés ayant gardé leur nationalité. Plus particulièrement, sept immigrés d'origine européenne sur dix habitent une maison individuelle, alors que c'est le cas de seulement trois immigrés d'origine africaine sur dix (voir le tableau).

haut de page Retour haut de page

Aux âges plus avancés, le mode de logement des immigrés se rapproche de celui de l'ensemble de la population

Le plus souvent, les immigrés arrivent en France quand ils sont jeunes adultes. Au début de leur installation, leur mode de logement est plus précaire que celui de la population déjà résidente : foyer de travailleurs, meublé, hôtel ou location. Avec le temps, leur mode d'habitat se rapproche de celui de l'ensemble de la population (voir le graphique).

Ainsi, au-delà de 60 ans, 65% des immigrés vivent dans un logement dont ils sont propriétaires, avant 60 ans, ils ne sont que 39% dans ce cas. il est vrai que la proportion de propriétaires augmente avec l'âge, pour l'ensemble de la population comme pour la population immigrée (voir le graphique). Quand l'âge avance, l'écart entre les proportions de propriétaires au sein des deux population se réduit : de 16 points avant 60 ans, il n'est plus que de 11 points après.

haut de page Retour haut de page