En 1999, plus de 646 000 familles vivent en Languedoc-Roussillon. Parmi elles, près de 97 600 sont des familles immigrées, c'est à dire dont un au moins des conjoints est immigré.
Un peu plus de la moitié des familles ont au moins un enfant de moins de 25 ans, qu'elles soient immigrées ou pas.
Par contre, cette proportion est moins élevée quand les familles sont d'immigration plus ancienne ; leurs membres étant souvent plus âgés.
A l'inverse, plus de 3/4 des familles d'origine africaine ont au moins un enfant de moins de 25 ans (voir le graphique et le tableau).
La situation de monoparentalité est beaucoup moins fréquente dans la population immigrée que dans l'ensemble de la population régionale. En effet, s'agissant des familles ayant au moins un enfant de moins de 25 ans, seulement 14 % des familles immigrées sont monoparentales contre 22 % pour l'ensemble des familles de la région.
C'est dans la communauté d'origine portugaise que cette situation est la moins fréquente, on y dénombre seulement 8 % de familles monoparentales. A l'opposé, les familles d'origine algérienne sont celles où la situation de monoparentalité est la plus fréquente. Elle concerne plus de 20 % des familles ayant au moins un enfant de moins de 25 ans. Cette part reste néanmoins en dessous de celle constatée pour l'ensemble de la population régionale.
Dans l'ensemble de la population, les familles de 3 enfants et plus (dont au moins un a moins de 25 ans) sont relativement peu nombreuses, moins d'une famille sur cinq. Avoir trois enfants ou plus est plus fréquent pour les familles immigrées, et plus encore quand la personne de référence de la famille est originaire du Maghreb, d'Asie ou d'Europe de l'Est. La population d'origine marocaine est celle qui compte le plus de familles nombreuses : plus d'une sur deux a au moins trois enfants (voir le graphique).
Par convention, est considéré comme enfant d'immigré, un enfant qui, quel que soit son âge, vit avec au moins un parent immigré. Cet enfant peut être né en France ou à l'étranger. Il peut avoir la nationalité française, de naissance ou par acquisition, ou être étranger.
En 1999, 127 800 enfants d'immigrés vivent en Languedoc-Roussillon avec leurs parents. La grande majorité d'entre eux sont nés en France (82 %) et ne sont donc pas des immigrés (voir le tableau). La proportion des enfants nés en France varie selon le pays d'origine de la famille. Elle est plus élevée pour les familles d'immigration plus ancienne. Ainsi, elle atteint presque 95 % dans les familles immigrées originaires d'Espagne et d'Italie et elle est de 72 % seulement dans les familles d'origine marocaine (voir le graphique).
En Languedoc-Roussillon, plus de 80 000 enfants de moins de 16 ans vivent dans une famille d'immigrés, soit près de 2 enfants de la région en âge de scolarité obligatoire sur 10.
Seuls 23 000 enfants vivant dans une famille immigrée sont eux même immigrés.
Ce sont des enfants nés à l'étranger, de nationalité étrangère ou ayant acquis la nationalité française. La quasi totalité d'entre eux ont accompagné leur parent qui a rejoint son conjoint ; quelques uns ont pu arriver seuls comme mineurs isolés.
Près de 40 % ont un parent venu de l'union européenne, en majorité de l'Espagne ou du Portugal. 52 % ont un parent originaire d'Afrique, essentiellement du Maroc et d'Algérie.