Une répartition inégale au sein des villes

Au sein des villes, la répartition des immigrés n'est pas homogène d'un quartier à l'autre. Alors que les immigrés ne représentent que 2 à 3 % de la population de certains quartiers, ils en constituent plus du tiers dans d'autres, comme le quartier de La Paillade à Montpellier (voir les cartes).

Le plus souvent, les quartiers à forte proportion d'immigrés sont des quartiers où la précarité des personnes est importante. Certains d'entre eux sont classés en zones urbaines sensibles (ZUS). Une situation sociale le plus souvent défavorisée conduit une partie de la population immigrée dans les quartiers où les logements sont à loyer modéré. La présence importante de logements sociaux ou de logements vétustes dans certaines quartiers entraîne, en effet, une part élevée de la population en difficulté en ces lieux. Plus frappés par le chômage et les emplois précaires que les Français ou les immigrés d'Europe, les immigrés du Maghreb sont plus qu'ailleurs en proportion élevée dans ces quartiers.

Quelques quartiers peuvent présenter une forte proportion d'immigrés sans être pour autant en difficulté. C'est le cas des quartiers regroupant une part importante d'étudiants étrangers liée à la présence de cités ou résidences universitaires.

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Près de 15 % des immigrés vivent en zone urbaine sensible

Près de 30 300 immigrés vivaient en zone urbaine sensible dans notre région en 1999. Les ZUS regroupent 14,8 % de la population immigrée, alors qu'elles ne concentrent que 6,2 % de l'ensemble de la population régionale.

Une zone urbaine sensible (ZUS) est un quartier prioritaire de la politique de la ville, défini comme des « grands ensembles ou quartiers d'habitat dégradé connaissant un déséquilibre accentué entre l'habitat et l'emploi ».

Les immigrés composent ainsi un peu plus du cinquième de la population des ZUS. Parmi les immigrés, les personnes ayant gardé leur nationalité d'origine sont plus présentes. Leur proportion y est trois fois plus importante que dans l'ensemble de la population régionale, alors que la part des immigrés ayant opté pour la nationalité française n'est que très légèrement supérieure.

La répartition selon le pays d'origine fait apparaître une très large majorité en faveur des populations originaires du Maghreb (70 % des immigrés dont 47 % pour le seul Maroc).

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