En termes d’accès à l’emploi, la discrimination des jeunes immigrés par rapport à l’ensemble des jeunes s’atténue pour ceux qui détiennent un diplôme de niveau supérieur à bac + 2. Cependant, le taux de chômage des jeunes immigrés les plus diplômés reste plus élevé que celui de l’ensemble des jeunes ayant le même niveau de diplôme.
Par ailleurs, quand ils occupent un emploi, les jeunes immigrés subissent une déqualification plus marquée de leur diplôme que l’ensemble des jeunes de même niveau de formation. Cette déqualification est maximale pour les plus diplômés d’entre eux.
Les jeunes immigrés sont plus souvent au chômage que l’ensemble des jeunes du Languedoc-Roussillon (respectivement 40 % et 32 %). Mais les jeunes immigrés sont globalement moins diplômés que l’ensemble des jeunes de la région, ce qui explique en partie qu’ils aient plus de difficultées à trouver un emploi. (voir le graphique et le tableau).
La proportion de jeunes actifs se déclarant au chômage décroît quand le niveau de diplôme augmente, pour les jeunes immigrés comme pour les autres. Cependant, quel que soit le niveau de diplôme, le taux de chômage des jeunes immigrés est toujours supérieur à celui de l’ensemble des jeunes de la région.
Le diplôme, à défaut de gommer les écarts de chômage entre les jeunes immigrés et l’ensemble des jeunes, tendrait même à les augmenter. Par exemple, le différentiel de taux de chômage, qui n’est que de 2 points pour les non-diplômés, s’élève à 11 points pour les jeunes titulaires d’un diplôme de niveau bac+2.
En revanche, cet écart retombe à 4 points pour les plus fortement diplômés. Ainsi, en termes d’accès à l’emploi, la détention d’un diplôme de niveau supérieur à bac+2 réduit les inégalités entre les jeunes immigrés et les autres - réduit les inégalités mais ne les supprime pas. (voir le graphique et le tableau).
Globalement, les jeunes immigrés ayant un emploi sont relativement plus nombreux à occuper un emploi peu qualifié que l’ensemble des jeunes : 88 % contre 82 %.
La part de l’emploi peu qualifié diminue avec le niveau de diplôme. Cependant, cette part est toujours plus élevée pour les jeunes immigrés que pour les autres, quel que soit le niveau de diplôme. De plus, l’écart s’accroît avec le niveau de diplôme. Il est maximal (6,6 points) pour les titulaires d’un diplôme supérieur au niveau bac+2 ; l’écart n’est que de 0,7 point pour les non-diplômés. (voir le graphique et le tableau).
A l’inverse, les jeunes immigrés sont relativement moins nombreux à occuper un emploi qualifié que l’ensemble des jeunes : 5 % et 13 %.
Pour les uns comme pour les autres, la part de l’emploi qualifié augmente avec le niveau de diplôme. Cependant, cette part est toujours plus faible pour les jeunes immigrés, quel que soit le niveau de diplôme. Là encore, l’ampleur de l’écart s’accroît avec le niveau de diplôme, sa valeur est maximale ( 9,7 points) pour les titulaires d’un diplôme supérieur au niveau bac+2 ; l’écart n’est que de -2,2 points pour les non-diplômés. (voir le graphique et le tableau).