Le niveau d'études des immigrés est globalement très inférieur à celui de l'ensemble de la population régionale : en effet, 42 % de la population immigrée de 15 ans et plus ont un niveau d'études correspondant à celui de l'école primaire contre 24 % pour la population régionale du même âge. Si l'on ajoute le niveau collège, CAP BEP, ce sont trois immigrés de 15 ans et plus sur quatre qui ont au plus le niveau de la classe de troisième dans la région, soit une proportion nettement supérieure à celle de la population régionale (60 %) (voir le tableau).
A l'inverse, ils sont 15 % à avoir un niveau d'études supérieures contre 21 % pour l'ensemble de la population régionale de 15 ans et plus. A l'échelon national, le niveau global de formation des immigrés est plus élevé : le tiers a atteint au moins le niveau du lycée contre 27 % en Languedoc-Roussillon. Rappelons ici que les immigrés de la région sont aussi plus âgés que la moyenne nationale.
En Languedoc-Roussillon, les immigrés qui ont acquis la nationalitè française ont souvent un niveau d'études moins élevé que ceux qui sont restés étrangés. Ce n'est pas le cas au niveau national. Ainsi, la proportion des immigrés ayant conservé leur nationalité d'origine qui ont fait des études supérieures est plus élevée que celle des immigrés ayant acquis la nationalité française (17 % contre 12 %) (voir le graphique).
60 % des immigrés originaires d'Espagne et d'Italie ont un niveau équivalent à l'école primaire. Les immigrés natifs du Maroc et d'Algérie ont plus souvent le niveau de troisième et lycée. Les immigrés qui ont le plus fréquement suivi des études supérieures sont parmi les natifs d'Asie, de certains pays de l'union européenne comme le Royaume Uni, l'Allemagne ou la Belgique mais aussi les natifs d'Afrique noire. Pour l'ensemble de ces nationalités, la proportion des immigrés de 15 ans et plus ayant un niveau d'études supérieures est proche de 50 %.