Un taux d'activité plus élevé aux âges extrêmes

En 1999, à tous les âges de pleine activité, le taux d'activité des immigrés est inférieur à celui de l'ensemble de la population régionale. Par contre aux âges extrêmes, c'est l'inverse. En effet, un quart des jeunes immigrés de 15 ans à 22 ans sont sur le marché du travail, contre un cinquième de l'ensemble des jeunes. De même au-delà de 58 ans, les immigrés sont plus fréquemment encore en activité que l'ensemble de la population régionale (respectivement 6,2 % et 4,7 %) (voir le graphique).

haut de page Retour haut de page

Les immigrés originaires du Portugal plus souvent actifs

Les taux d'activité sont plus élevés pour les personnes d'immigration plus récente. C'est en particulier le cas des immigrés originaires du Portugal qui affichent un taux d'activité moyen de 71 %, le plus élevé de tous. A l'opposé, les personnes d'immigration plus ancienne, comme les natifs d'Espagne ou d'Italie, sont moins souvent actifs car plus âgés en moyenne (respectivement 33 % et 25 %) (voir le graphique).

Entre les deux, le taux d'activité des immigrés natifs d'un des trois pays candidats à l'Union européenne (Bulgarie, Roumanie et la Turquie) est de 57 %. Celui des immigrés originaires d'un pays d'Asie, d'Amérique et d'Océanie est de 54 %. Dans l'ensemble, les immigrés venant des pays d'Afrique ont un taux d'activité légèrement supérieur à celui de l'ensemble de la population régionale (52 % contre 50 %) (voir le graphique).

haut de page Retour haut de page

Une entrée plus précoce dans la vie active pour les immigrés originaires du Portugal

Les immigrés natifs du Portugal se démarquent également par une entrée plus précoce dans la vie active : un quart de leurs jeunes de moins de 20 ans et trois quarts des 20 à 24 ans sont déjà sur le marché du travail. Parmi eux, la majorité ont un emploi.

A contrario, les immigrés originaires du Maroc entrent plus tard dans la vie active. Si plus de la moitié des jeunes de 20 à 24 ans est dans la vie active, ils sont majoritairement à la recherche d'un emploi. Rappelons ici que la population immigrée en provenance du Maroc représente un peu plus du tiers de l'ensemble des immigrés languedociens. Ainsi, ils constituent 46 % des jeunes actifs immigrés de moins de 24 ans. Entre 25 et 55 ans, le taux d'activité des immigrés venus du Maroc baisse considérablement, les femmes marocaines étant plus souvent inactives.

haut de page Retour haut de page

Le taux d'activité des immigrés en général plus faible

Pour l'ensemble de l'espace urbain de la région, le taux d'activité moyen des immigrés est plus faible que celui de l'ensemble de la population régionale (46 % contre 51 %). L'écart est marqué dans la quasi totalité des aires urbaines de la région : il est particulièrement fort à Alès et à Narbonne (38 % contre 50 %), à Carcassonne (43 % contre 53 %) et à Perpignan (40 % contre 49 %). Deux aires urbaines font exception dans la région : Mende et Castelnaudary.

A Mende, les personnes à la recherche d'un emploi, qu'elles soient immigrées ou pas, partent vers des zones plus riches en offres d'emplois. Ainsi, celles qui y restent sont moins souvent qu'ailleurs inactives. A Castelnaudary, la présence d'une industrie agroalimentaire offrant des emplois peu qualifiés favorise l'accés à l'emploi des populations immigrées (voir le graphique).

haut de page Retour haut de page