Préambule : Dans cette étude, sont considées comme chômeurs les personnes qui se sont déclarées "chômeurs" lors du recensement de la population. Elles peuvent être inscrites ou non à l'ANPE.
De la même façon, le taux de chômage présenté ici est un taux de chômage au sens du recensement. Il correspond au pourcentage de chômeurs (déclarés au recensement) dans la population active.

Une fois sur deux, un emploi précaire ou à temps partiel

La précarité de l'emploi est plus fréquente dans la population immigrée que dans la population totale. En effet, les emplois précaires comme les contrats à durée déterminée, l'intérim et les emplois aidés, représentent 23 % des emplois des femmes immigrées contre 17 % des emplois de la population féminine totale, soit un écart de 6 points. Ces parts sont, respectivement, de 19 % et 14 % pour les hommes.

Le travail à temps partiel, égal à un mi-temps ou moins, cache souvent un sous-emploi car il ne relève pas forcément du choix des individus. Cette forme de sous-emploi concerne plus souvent la population féminine immigrée. En effet, 27 % des postes occupés par les femmes immigrées sont des emplois d'une durée inférieure à un mi-temps, contre seulement 18 % pour celle de l'ensemble de la population féminine régionale. Notons que pour les hommes, il n'y a pratiquement pas d'écart entre la population immigrée et l'ensemble de la population masculine (respectivement 5 % et 4 %).

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Des inégalités plus marquées face au chômage

Au niveau national comme au niveau régional, le chômage affecte beaucoup plus les femmes que les hommes, mais la différence est encore plus marquée au sein de la population immigrée. Dans la région, l'écart de taux de chômage entre les deux sexes est de 9 points pour les immigrés (26 % pour les hommes et 35 % pour les femmes) alors que pour l'ensemble de la population active régionale, l'écart entre hommes et femmes est de 6 points (respectivement 16 % et 22 %). (voir le graphique).

Le taux de chômage est également plus fort pour les femmes immigrées, comparativement à celui que connaît l'ensemble de la population féminine (respectivement 35 % et 22 %).

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Précarité et chômage différent selon la nationalité et les pays d'origine

Pour l'ensemble de la population immigrée, les difficultés d'emploi varient fortement selon les nationalités et les pays d'origine. Les immigrés restés étrangers sont plus confrontés au chômage que ceux qui ont acquis la nationalité française, et cette inégalité est aggravée pour les femmes.

Les plus forts taux de chômage concernent, en premier lieu, les femmes natives du Maroc (57 %) et de l'Algérie (52 %). Il en est de même pour la proportion d'emplois précaires qu'elles occupent avec, respectivement, 37,5 % et 31 %. Rappelons ici que pour l'ensemble de la population féminine régionale, le taux de chômage est de 22 % et la proportion d'emplois précaires est de 17 % (voir les graphiques).

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